Les références bibliographiques

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Lorsqu’on rédige un texte (article, communication, compte rendu, réflexion) susceptible d’être soumis à la critique scientifique, on doit indiquer d’où proviennent les notions et les informations auxquelles on se réfère. Cette indication des sources doit être systématique mais aussi brève que possible dans le texte de l’article ; elle renvoie à une description plus détaillée des sources (permettant essentiellement de s’en procurer une copie ou une impression), placée sous le titre BIBLIOGRAPHIE dans les dernières pages.

Références bibliographiques dans le texte

Observez simplement cet extrait d’article scientifique :

Scientifiques, techniciens et professionnels des langues ont chacun un langage3 propre qui leur permet de se référer à un domaine d’expérience qui est le leur : la recherche, le métier ou la profession. En tant que locuteur, ils utilisent ce langage scientifique, technique ou professionnel pour se référer à des environnements constitués d’objets, d’actions et de procédures.

Tout langage professionnel contient donc des termes traduisant les concepts de la réalité d’un domaine de connaissances spécialisées à un moment de son développement, d’où la nécessité d’un haut degré de spécificité et de dynamisme des lexiques qui véhiculent savoirs et savoir-faire4.

Ce sont ces langages professionnels qui aident les praticiens des langues aux activités de traduction et d’interprétation5 où se présentent des besoins terminologiques dans des domaines scientifiques et techniques (transfert des connaissances), sociopolitiques (coopération internationale), économiques et commerciaux (échanges entre les entreprises).

1.3 Emploi des termes techniques6

S’agissant du mot en général, deux remarques s’imposent. D’une part, comme vocable, il ne s’actualise que dans son espace, pour une part réel (ses coocurrents) et pour une part virtuel (ses correlés7), et d’autre part, dans la chaîne discursive, la vocation naturelle du mot est au changement de valeur quand il change de contexte et de situation ; c’est la polysémie.

(...)

Il faut se rappeler que chaque discipline professionnelle a ses modes de représentation et de notation qui dépendent des usages, ceux-ci passant par des normes consenties qui rendent possible la communication. Par ailleurs, la terminologie n’a pas toujours la simplicité monosémique d’un étiquetage [LERAT (P.), 1995 : 94]. Ainsi, pour mettre en équivalence des termes issus de différentes langues et assurer ainsi un transfert fiable d’informations d’une langue à l’autre, il faut qu’ils soient présentes avec leur contexte et, comme le propose Galisson, qu’ils soient organisés dans une table de concordances, sous la forme d’une liste d’unités lexicales relevées dans un texte, sorte de dictionnaire contextuel [GALISSON (R.), 1983 : 37].

Références bibliographiques sous le texte

Observez le bas (l’appareil) de cette même page d’article scientifique :


3 Ce langage professionnel partage les traits structuraux (phonologiques, morphologiques, syntaxiques) avec la langue naturelle, tout en étant un vecteur de connaissances spécialisées [LERAT (P.), 1995 : 19]

4 C’est le caractère conventionnel de la terminologie où le terme se perpétue de manière implicite, normative, comme par exemple dans la formation au métier (dans le domaine artisanal, agricole et industriel) [Id., ibid. : 21]

5 Ils aident aussi à des pratiques professionnelles de documentation, de normalisation de rédaction technique, de lexicographie, d’enseignement des langues.

6 La dénomination termes techniques doit être ici opposée a termes communs ou courants et peut donc englober, comme le remarquent R. Galisson et D. Coste [GALISSON (R.), COSTE (D.), 1976 : 557] les vocabulaires scientifiques et de spécialité.

7 Par correlés, il faut entendre Entendre Entendre les mots en corrélation de sens, qui entretiennent des rapports de parenté sémantique en langue, hors de la chaîne discursive [GALISSON (R.), 1983 : 72]

Références bibliographiques en fin d’étude


Observez cet extrait d’une dernière page d’article scientifique :

LERAT, P. (1995). Les langues spécialisées. Paris : Presses Universitaires de France.

WEST (R.), 1994. « Needs Analysis in Language Teaching ». In Language Teaching, Vol. 27, No 1. Cambridge University Presse, Cambridge (England).

ΠΑΝΑΓΙΩΤΙΔΗΣ, Π., ΑΡΒΑΝΙΤΗΣ, Π., DELHAYE, O. (2001). « Επαγγελματικές ομάδες και εξ αποστάσεως γλωσσική κατάρτιση. Το πρόγραμμα Ξένιος ». Πρακτικά 1ου Πανελλήνιου Συνεδρίου για την Ανοικτή & Εξ Αποστάσεως Εκπαίδευσης. Πάτρας : http:// www.eap.gr/ news/ exaggelia_synedriou/ synedrio/ html/ sect6/ 27.htm

Conseils pour l’exploitation de cette page

Tâchez de découvrir :

- quelle information apporte chaque note de bas de page (origine d’une citation, origine d’une notion, ajout d’une précision pas vraiment indispensable, définition d’un terme)

- quand on renvoie en bas de page et quand on mentionne directement la source entre parenthèses dans le texte de l’article
- par quels moyens on évite de répéter 1) le nom d’un auteur ou/ou 2) le titre d’un livre

- quand on devrait utiliser des italiques

1) dans le texte,
2) dans les notes et
3) dans la bibliographie.

Observez la typographie (quand met-on des capitales, des abréviations, des italiques, des guillemets, des espaces, comment mentionne-t-on la date, les pages, les adresses électroniques ?).

L'auteur de cet article

Olivier Delhaye –  Didacticien - Université Aristote de Thessalonique