Langage familier, argot et gros mots  - Image d'illustration

Langage familier, argot et gros mots

Comme toute langue vivante, le français a des expressions populaires qui s’éloignent de la langue académique.

Trouvé sur www.fipf.com dans une manne d’articles qui devraient bientôt être publiés en grec (L’histoire de France : Repères historiques, chronologie ; La grammaire : phonétique Phonétique Phonétique et syntaxe, le nom, les articles, l’adjectif, la comparaison, les possessifs, les démonstratifs, les numéraux, les indéfinis, pronoms, indicatif, subjonctif, les temps du verbe à l’indicatif, l’expression du lieu, l’expression du temps, les rapports logiques, les constructions du verbe, l’ordre des mots ; Vocabulaire : les bizarreries du français, Vocabulaire, le vocabulaire français d’origine grecque, langage familier, argot et gros mots, les registres de langue, les sigles et les abréviations, Conversations : conversation pratique, les noms de lieux, les noms des personnes ; La culture française : les symboles de la France, quelques traits du caractère français, la population française, la protection sociale, l’éducation, les « grandes écoles » , le monde du travail, l’industrie et les technologies de pointe, la tradition française, la France d’Outre-mer, la France, pays d’accueil, les valeurs françaises) :

Comme toute langue vivante, le français a des expressions populaires qui s’éloignent de la langue académique. Ces expressions peuvent avoir une vie très brève ou, au contraire, être adoptées par l’usage, contribuant ainsi à l’enrichissement de la langue.

Pour le visiteur qui a étudié le français littéraire à l’école, au point de le parler très convenablement, des surprises sont à craindre s’il n’est pas averti du sens de mots ou d’expressions très courants, même s’ils sont à l’origine très vulgaires ou choquants. En aucun cas, nous ne conseillons de les employer mais notre lecteur ne doit pas rester naïf ni prêter à sourire pour son ignorance de mots de tous les jours. même si ceux-ci ne sont pas recommandables.

Langage familier et argot : il faut connaître quelques équivalents très usuels de mots très répandus.

- enfant : est souvent remplacé par gosse, môme.

- bicyclette : est très généralement remplacé par vélo (diminutif de vélocipède, “pied rapide”) ou plus rarement bécane ou clou.

- chaussures : se disent parfois grolles, pompes ou, pour celles à bout pointu des jeunes des banlieues, tiag ou santiag.

- voiture : se dit bien plus habituellement auto ou bien on fait souvent référence à la marque : “deux chevaux”, “205”, “espace” etc...

- être fatigué : est fréquemment remplacé par être crevé (attention : je suis crevé est à distinguer de j’ai crevé, c’est à dire mon pneu est crevé, quoique certains Français fassent l’erreur). On entend aussi “je suis à plat” (avec la même image du pneu), je suis claqué (ou aussi j’en ai ma claque), je suis H.S. (de “hors service”), ou je suis pompé ; j’en ai plein les bottes, de même sens, a vieilli.
être en forme : s’entend parfois avoir la pêche.

- ami : a de nombreux synonymes : pote, copain (féminin : copine).

- le conjoint : pas nécessairement marié, est parfois qualifié de mec, ou Jules qui ont souvent le sens d’homme tandis qu’une femme est une nana. Le verlan, à la mode dans les années 90, consiste à mettre les mots à l’envers. On dit ainsi keum pour mec et meuf pour femme. Il s’agit là d’un langage exclusivement jeune.

- un agent de police : est systématiquement appelé flic, sauf évidemment en sa présence où l’on dit “Monsieur l’agent”. L’amende pour diverses infractions routières est une contravention mais ce mot administratif se dit familièrement contredanse ou PV (Procès verbal).

Quelqu’un qui vous importune et dont on n’arrive pas à se défaire, vous pompe l’air et ne vous lâche pas les baskets.
Vous en apprendrez plus si vous sortez en boîte (en discothèque), éclatez-vous (“amusez-vous”) si vous voulez mais ne vous défoncez pas (“ne vous droguez pas”). Défoncez-vous plutôt au boulot (“faites tous vos efforts au travail).

Gros mots : Rares sont les conversations où, sans penser à leur signification originelle, le français n’emploie pas quelques mots franchement grossiers. M.... (pudiquement dit parfois “cinq lettres”) est la réplique historique du général Cambronne à la bataille de Waterloo : merde donc, dit aussi “mot de Cambronne”, produit d’innombrables dérivés : emmerder, démerder, emmerdeur, démerdard etc. Ainsi “démerdez-vous” signifie-t-il “débrouillez-vous” ou “faites comme vous voulez”.

Tout aussi répandu est con, originellement “organe sexuel féminin” dont le sens est le plus souvent oublié qui signifie simplement “imbécile”. Là aussi on trouve des dérivés très usuels tels que connard (masculin), connasse (féminin), déconner (“faire des bêtises”), connerie (“erreur”, “bêtise”...).

Comme toujours, de nombreux gros mots sont des images sexuelles que la décence nous oblige à ne pas énumérer. Mentionnons toutefois cul qui prête parfois à confusion puisque quel cul ! signifie aussi bien “quelle chance” (avoir du cul, “avoir de la chance”) que “quel beau châssis” c’est-à-dire “quelle belle fille”.

PS

Sources : www.fipf.com

L'auteur de cet article

Olivier Delhaye –  Didacticien - Université Aristote de Thessalonique