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La déclaration finale du sommet de Moncton

Favoriser l’émergence d’un rassemblement le plus large possible !

Voici les principaux points de la déclaration finale du sommet de la Francophonie Francophonie qui s’est déroulé à Moncton (Nouveau-Brunswick, Est du Canada) début septembre :

EXCEPTION CULTURELLE :

Les chefs d’Etat et de gouvernement francophones, « convaincus que les biens culturels ne sont en aucune façon réductibles à leur seule dimension économique », affirment leur droit à « définir librement leur politique culturelle et les instruments d’intervention qui y concourent ».

Ils entendent « favoriser l’émergence d’un rassemblement le plus large possible à l’appui de cette diversité et oeuvrer à la mobilisation de l’ensemble des gouvernements en sa faveur ».

Les dirigeants francophones des cinq continents soulignent que « le contexte actuel de mondialisation rend plus que jamais indispensable la contribution de la Francophonie Francophonie à la promotion de la diversité culturelle et de sa reconnaissance par tous les acteurs de la scène internationale ».

« Dans cette perspective, nous considérons que les biens et services culturels, y compris audiovisuels, reflets des identités nationales et régionales, ne doivent pas être traités comme de simples marchandises, notamment dans le cadre des négociations multilatérales », disent-ils.

DROITS DE L’HOMME :

Les responsables francophones « s’emploieront à promouvoir tous les droits de l’Homme et à agir pour que ces droits civils et politiques, mais aussi économiques, sociaux et culturels, ainsi que le droit au développement, trouvent leur protection dans la vie quotidienne des individus ».

Les dirigeants francophones, en outre, « proclament leur attachement à l’indépendance de la magistrature » pour la préservation de l’État de droit et affirment qu’ils « continueront à appuyer la Cour Pénale Internationale sur les affaires de génocide, de crime contre l’humani-té et de crime de guerres ».

Ils « invitent tous les États à devenir partie » au traité instituant cette Cour, "afin d’en accélérer l’entrée en vigueur.
Ils « renforceront la collecte et l’analyse d’informations juridiques, institutionnelles et politi-ques destinées à éclairer l’action des instances politiques de la Francophonie Francophonie  ».

"Cette fonction d’observatoire, dévolue à l’Agence Intergouvernementale de la Franco-phonie, sera conduite en étroite concertation avec les instances nationales et internationales.

PS

Paru dans la revue mensuelle de la Panhellenic Federation of Language School Owners (PALSO) en septembre 1995.

L'auteur de cet article

Olivier Delhaye –  Didacticien - Université Aristote de Thessalonique