20083. Concours ΑΣΕΠ - 2008 - Ερώτημα 3ο - Image d'illustration

Concours ΑΣΕΠ - 2008 - Ερώτημα 3ο

ΕΡΩΤΗΜΑ 3ο :
Το ερώτημα αποτελείται από είκοσι τέσσερις ισοδύναμες ερωτήσεις (25 − 48). Αφού διαβάσετε το παρακάτω κείμενο, να απαντήσετε με τη μέθοδο των πολλαπλών επιλογών στις ερωτήσεις του ΕΡΩΤΗΜΑΤΟΛΟΓΙΟΥ που ακολουθεί. Για τις απαντήσεις σας να χρησιμοποιήσετε το ειδικό ΑΠΑΝΤΗΤΙΚΟ ΦΥΛΛΟ.
Κάθε ερώτηση συμμετέχει κατά 1,25 % στη διαμόρφωση της βαθμολογίας της πρώτης θεματικής ενότητας.

Κ Ε Ι Μ Ε Ν Ο

Chaque année, les éditeurs de dictionnaires nous livrent la brassée des mots qui font leur apparition dans leur nouvelle cuvée. En 2008, Le Robert nous annonçait 400 nouveaux venus, dont « couillu », « podcaster » et « vénère », tandis que le Petit Larousse, lui, accueillait parmi ses 59 000 références « survitaminé », « testing » ou « yakitori ». Et chaque année, c’est pareil, nous nous jetons dessus. C’est qu’on en est si friands ! Mais quid des mots sortants ? Car c’est arithmétique : s’il y a chaque année des nouveaux venus, il faut que de l’autre côté d’autres s’en soient allés !

La réponse nous est donnée avec Les Disparus du Littré. C’est un pavé. Sur chacune des 1 300 pages, figurent 25 mots portés disparus, tombés en désuétude ou oubliés qui figuraient au Littré et se sont évaporés au fil des années. Un cimetière de mots. Le carré des indigents de notre vocabulaire que l’on aurait enterrés sans même leur rendre hommage si Héloïse Neefs, professeur, lexicographe et traductrice, ne s’était attelée à cet ouvrage titanesque : les collecter, les répertorier, les classer, rappeler leur origine, leur existence et leur sens passés, afin d’ériger le monument qu’ils méritaient avant de les laisser dormir en paix.

« Abigéat », « abigoti », « aderne », « cistophore », « fesse-pinte », « guimoisseron », « naqueter », « quarantin », « talevas », « yenotte » ou « zémindar », en jouant à les piocher au fil des pages, autant de mots correspondant à différents domaines (chimie, droit, médecine, zoologie, botanique ou pêche à la morue), qui, comme nous l’explique l’auteur dès son avant-propos, figuraient en bonne place dans le dictionnaire d’Emile Littré (datant de 1872) et ne se trouvent plus dans ceux d’aujourd’hui. Tombés en désuétude car « désusités ».

Etonnant exercice que de faire connaissance avec ces plus de 25 000 termes dont la plupart nous étaient jusque-là inconnus, tout en leur disant adieu presque irrémédiablement. Il ne faut cependant voir là ni drame ni même véritable nostalgie. D’ailleurs, certains reviendront, sauvés in extremis de l’oubli, mais pour un usage, et parfois même avec un sens, légèrement dérivés du premier.

Parfois, il se produit des « glissements » imprévus au fil des décennies. Ainsi, comme le fait remarquer Alain Rey dans sa préface, « trafic », qui désigne désormais la circulation automobile ou un commerce illicite, n’était rien d’autre, aux XVIIe et XVIIIe siècles, que ce que l’on englobe désormais sous le nom de « commerce ». Et puis, il y a les retours en grâce : les « chienlit », « clampin », « occire » et même des « que nenni » sur lesquels, au siècle dernier, on n’aurait pas parié une roupie et qui se mettent à refleurir timidement aujourd’hui. Témoins, ces 100 mots à sauver (Albin Michel) que Bernard Pivot avait publiés en 2004. Amusant de constater qu’un bon nombre d’entre eux (caraco, macache, faire ribote, ou billevesée, etc.) font toujours partie de notre vocabulaire, même s’ils sont plutôt utilisés dans un langage fleuri que dans le parler de tous les jours.

Oui, notre langue est vivante, des mots naissent et d’autres disparaissent, cette métaphore même de la vie nous dit à elle seule quelque chose de la relation que nous entretenons avec eux. Mais les mots ont besoin d’être prononcés ou écrits pour exister. Ceux qui sont trop peu employés tombent en désuétude et dans l’oubli. Nous ne sommes pas coupables ; le temps qui passe est le vrai responsable. Mais avec ce gigantesque ouvrage, qui ne se veut ni dictionnaire, ni roman, ni même épitaphe, c’est un peu comme si une forme de devoir de mémoire était pourtant accomplie.

Hélène Viala
Le Monde, article paru dans l’édition du 3 mai 2008.

Réponses officielles


 

Ε Ρ Ω Τ Η Μ Α Τ Ο Λ Ο Γ Ι Ο


 

25. Parmi les quatre titres proposés, quel est celui que vous choisiriez pour cet article ?

_ α) « 400 nouveaux venus dans l’édition de 2008 du Robert »

β) « Un cimetière pour mots “désusités” »

γ) « Le Littré fête ses 150 ans »

δ) « Le Dictionnaire des mots sortants d’Alain Rey »

26. « […] les éditeurs de dictionnaires nous livrent la brassée des mots qui font leur apparition dans leur nouvelle cuvée ». Le mot « cuvée » fait partie du domaine

_ α) de l’œnologie.

β) de l’édition.

γ) de la mécanique.

δ) de la linguistique.

27. « En 2008, Le Robert nous annonçait 400 nouveaux venus ». Les « nouveaux venus » sont les

_ α) nouveaux volumes.

β) nouveaux domaines.

γ) nouvelles entrées.

δ) nouvelles illustrations.

28. « Et chaque année, c’est pareil, nous nous jetons dessus. » Parmi les quatre reformulations qui suivent, choisissez celle qui transmet le même sens que « […] nous nous jetons dessus ».

_ α) nous rejetons ces dictionnaires.

β) nous ouvrons avec empressement ces dictionnaires.

γ) nous recyclons ces dictionnaires.

δ) nous nous débarrassons de ces dictionnaires.

29. « C’est qu’on en est si friands ! » signifie qu’on est

_ α) connaisseurs de textes anciens.

β) avides de découvrir ces nouveaux mots.

γ) collectionneurs d’éditions originales.

δ) passionnés de friandises.

30. « Mais quid des mots sortants ? » Dans cette phrase, « quid » signifie

_ α) qu’en est-il ?

β) où est-il ?

γ) qui est-il ?

δ) que fait-il ?

31. « C’est un pavé. » Parmi les quatre reformulations qui suivent, choisissez celle qui transmet le même sens.

_ α) « C’est un livre ardu. »

β) « C’est un livre épais. »

γ) « C’est un livre scientifique. »

δ) « C’est un livre fondamental. »

32. « Le carré des indigents » est la partie du cimetière réservée

_ α) aux soldats disparus.

β) aux pauvres.

γ) aux infidèles.

δ) aux indigènes.
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33. Les « indigents de notre vocabulaire que l’on aurait enterrés sans même leur rendre hommage si Héloïse Neefs […] ne s’était attelée à cet ouvrage titanesque ».

Parmi les quatre reformulations ci-dessous, choisissez celle qui transmet le même sens que la phrase.

_ α) Si Héloïse Neefs s’était attelée à cet ouvrage titanesque, on aurait enterré, sans même leur rendre hommage, les indigents de notre vocabulaire.

β) Héloïse Neefs se serait attelée à cet ouvrage titanesque, si on avait enterré, sans même leur rendre hommage, les indigents de notre vocabulaire.

γ) Héloïse Neefs ne s’étant pas attelée à cet ouvrage titanesque, on a enterré, sans même leur rendre hommage, les indigents de notre vocabulaire.

δ) Si Héloïse Neefs ne s’était pas attelée à cet ouvrage titanesque, on aurait enterré, sans même leur rendre hommage, les indigents de notre vocabulaire.

34. « à cet ouvrage titanesque » signifie qu’il s’agit d’un ouvrage

_ α) insignifiant.

β) difficile.

γ) révolutionnaire.

δ) inattendu.

35. Quel est le titre de l’ouvrage d’Héloïse Neefs ?

_ α) Le Nouveau Littré.

β) Les Disparus du Littré.

γ) Le Dictionnaire de la langue française d’Émile Littré.

δ) Le Dictionnaire du Littré.

36. Dans son ouvrage, Héloïse Neefs

_ α) traduit des mots désignant des métiers, des techniques et des objets.

β) donne l’étymologie de néologismes.

γ) propose des activités lexicales à l’intention du professeur de langue.

δ) recense les mots qu’on n’emploie plus.

37. L’« avant-propos » est placé

_ α) après la bibliographie d’un ouvrage.

β) sur la quatrième de couverture d’un ouvrage.

γ) en tête d’un ouvrage.

δ) avant la dédicace d’un ouvrage.

38. Par « mots désusités » on entend des mots

_ α) trop compliqués.

β) trop techniques.

γ) que plus personne ne comprend.

δ) qu’on n’utilise plus.

39. Combien de mots qui figuraient dans le dictionnaire d’Émile Littré ont-ils disparu ?

_ α) 100 mots

β) 25 mots

γ) 25 000 mots

δ) 59 000 mots

40. « D’ailleurs, certains reviendront, sauvés in extremis de l’oubli, mais pour un usage, et parfois même avec un sens, légèrement dérivés du premier. »
Dans cette phrase, « in extremis » signifie

_ α) par hasard.

β) à l’extrême.

γ) extrêmement.

δ) de justesse.

41. Parfois, il se produit des « glissements » imprévus au fil des décennies.
Par glissement on entend :

_ α) une évolution du sens du mot.

β) une tendance à l’oubli du mot.

γ) une ambiguïté dans le sens du mot.

δ) un dérapage verbal.

42. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, « trafic », désignait :

_ α) la circulation automobile.

β) un commerce illicite.

γ) une activité d’achat et de revente.

δ) un encombrement de véhicules automobiles.

43. « Et puis, il y a les retours en grâce […] » de certains mots. Par « retours en grâce », vous comprenez que certains mots connaissent :

_ α) un gracieux retour.

β) un recours en grâce.

γ) une nouvelle vie.

δ) un retour en grande pompe.

44. « Parier une roupie » signifie

_ α) piquer un roupillon.

β) engager un pari.

γ) orner de parures.

δ) assortir par paires.

45. Bernard Pivot est

_ α) journaliste.

β) acteur.

γ) linguiste.

δ) professeur.

46. Un langage fleuri est un langage

_ α) botanique.

β) précieux.

γ) académique.

δ) grossier.

47. Parmi les quatre phrases qui suivent, laquelle ne fait pas partie du « parler de tous les jours » ?

_ α) J’ai flingué ma caisse.

β) Mon véhicule a subi des détériorations.

γ) Ma voiture est abîmée.

δ) J’ai esquinté ma bagnole.

48. « Mais avec ce gigantesque ouvrage […] », l’auteur de l’article se réfère à l’ouvrage

_ α) d’Alain Rey.

β) de Bernard Pivot.

γ) d’Héloïse Neefs.

δ) d’Émile Littré.

 

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