Pygmalion à l'école  - Image d'illustration

Gare aux préjugés !

Pygmalion à l’école

Le regard posé par l’enseignant sur les enseignés joue un rôle déterminant dans leurs résultats scolaire.

Avez-vous eu vent de cette expérience de psychologie scolaire menée aux Etats-Unis par Robert Rosenthal et rapportée dans son livre devenu classique : Pygmalion à l’école ?

Des psychologues se présentent à la rentrée scolaire dans une école primaire et expliquent au corps enseignant qu’ils vont appliquer aux élèves un test, dit « de Harvard », destiné à déceler, parmi les enfants, ceux dont les résultats scolaires risquent de progresser de façon importante dans l’année à venir.

Le test passé, les psychologues donnent aux instituteurs les listes des élèves ainsi susceptibles de progrès. Ils se gardent bien de révéler que ces listes ont été composées au hasard !

En fin d’année scolaire, les psychologues reviennent dans l’école et procèdent à de nouveaux tests classiques. Dans toutes les classes, les observations et les scores obtenus mettent en évidence la progression des résultats scolaires des enfants de la liste-bidon et une augmentation sensible de leur quotient intellectuel…

Rosenthal a ainsi démontré de façon scientifique que le regard posé par l’enseignant sur chacun des enseignés joue un rôle déterminant dans son acquisition de connaissances/compétences et dans ses résultats scolaires.

PS

Paru dans la revue mensuelle de la Panhellenic Federation of Language School Owners (PALSO) en mars 2000.

L'auteur de cet article

Olivier Delhaye –  Didacticien - Université Aristote de Thessalonique