« Kimbu », dramatisation de la comédie pédagogique de N. Costa - Image d'illustration

« Kimbu », dramatisation de la comédie pédagogique de N. Costa

La discrimination fondée sur des caractéristiques personnelles comme l’origine, les convictions, l’apparence physique ou les capacités d’apprentissage se rencontre tant en société qu’en vie scolaire.

Notre école KALLITECHNIKO d’Héraclion est multiculturelle à cause du grand nombre d’élèves qui ont une provenance parentale et/ou une origine double ou même différente de la grecque. Par ailleurs, les options artistiques comme le théâtre, le cinéma, la danse, les arts plastiques, constituent un moyen fécond d’entrer en contact avec des cultures différentes, de réfléchir sur les différences et les ressemblances et enfin, de s’exprimer à travers la création artistique.

C’est le cas de notre film intitulé « Kimbu », réalisé par les lycéens et lycéennes en terminale au cours de FLE pendant le deuxième semestre de l’année scolaire 2010-2011.

Sensibilisé(e)s et inspiré(e)s par la participation de notre école au projet ABCD (Art Builts Cultural Diversity) dans le cadre du programme européen Comenius, en collaboration avec trois autres pays – le Portugal, l’Allemagne et la Turquie – nous avons décidé d’y prendre part. Nous avons suivi cinq étapes :

1. longue discussion sur le thème du racisme et des discriminations ;

2. choix de l’œuvre en raison de son rapport avec le thème, la comédie pédagogique de N. Costa, « Kimbu », tirée du livre scolaire Action.fr-gr3 et qui concerne les interrogations et les discordes de six ami(e)s et camarades de classe lors de l’arrivée d’un nouvel élève de couleur de peau différente ;

3. exploitation linguistique et socioculturelle tout au long de la lecture de la comédie ;

4. décision d’entreprendre une dramatisation respectant les normes suivantes :

a) filmer au lieu de préparer une représentation théâtrale vu le manque de temps pour faire des répétitions en dehors de l’horaire scolaire (examens Examens Examens panhelléniques !),

b) adapter les rôles et les dialogues à nos propres caractères et expériences,

c) utiliser notre école comme décor pour des raisons pratiques et aussi pour sensibiliser le plus large public scolaire possible au problème du racisme,

d) ne pas colorer en noir notre protagoniste afin d’indiquer que la différence n’est pas à dénoter mais à enrichir ;

5. réalisation d’un film de courte durée dont la dramatisation libre de la comédie constitue une moitié et le déroulement de l’histoire sans paroles – mais accompagné de la chanson célèbre chez les ados « Toi + Moi » – constitue l’autre moitié. De cette façon, tout élève pourrait en comprendre le thème même s’il/elle n’apprend pas le français, langue étrangère.

Pendant notre autoévaluation nous nous sommes accordé(e)s sur ce point :

Tout problème confronté durant cet effort – fautes, manques, disputes – a été transformé en expériences, en solidarité, en amusement.

Kalliopi Oussantzopoulou
Enseignante de FLE
Kallitechniko Scholeio Irakleiou

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« Kimbu » : https://www.youtube.com/watch?v=sQXL1hiNz-0

L'auteur de cet article

Kalliopi Oussantzopoulou